Le Dr Peter Doig reprend le flambeau

June 3, 2013
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Dr Peter Doig

Le Dr Peter Doig est issu d’une famille qui a l’engagement professionnel dans le sang! Le nouveau président de l’ADC pour l’exercice 2013-2014 fait partie d’une famille dont les antécédents à la tête de professions de la santé sont remarquables. En effet, son père, Noel, était un médecin très présent sur la scène politique saskatchewanaise au moment de la création de l’assurance-maladie, en 1962. Sa sœur, Anne, a été présidente de l’Association médicale canadienne en 2009-2010, à la même période que son frère Chip a été président de l’Association médicale de l’Alberta!

C’est maintenant au tour du Dr Doig – c’est-à-dire de Peter – d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la famille. Il arrive à l’ADC avec une vision audacieuse de l’avenir de la médecine dentaire au Canada ainsi que l’ardent désir et la détermination de faire progresser la profession dentaire.

Ses premières influences

Le Dr Doig attribue sa décision de devenir dentiste à son père, seul médecin de la petite ville de Hawarden en Saskatchewan. « Mon père était un omnipraticien et un chirurgien très occupé. Il a eu une grande influence dans ma vie. Son dévouement envers la profession et ses patients ainsi que son attachement à la médecine organisée m’ont influencé tout au long de mon enfance », a expliqué le Dr Doig.

Quand il était jeune, sa famille a déménagé à Saskatoon, où il a par la suite fait ses études postsecondaires à l’Université de la Saskatchewan. À l’instar de son père, le Dr Doig a étudié les sciences biologiques. Il savait qu’il voulait faire carrière dans les sciences de la santé, mais sans être astreints aux horaires de garde exigés par le cabinet de son père. La médecine dentaire lui convenait parfaitement.

Après avoir obtenu un doctorat en médecine dentaire en 1983, le Dr Doig s’est installé à Dauphin, au Manitoba, où il a été un associé au cabinet père et fils des Drs Vern et Roger Watson. Dix-huit mois plus tard, le Dr Doig volait de ses propres ailes. « Les Watson ont été mes premiers mentors et m’ont beaucoup aidé au début de ma carrière, se rappelle-t-il. Ceci dit, j’aurais sans doute bénéficié d’une période d’encadrement plus longue à mes débuts. » Pour cette raison, il est un fervent défenseur des initiatives actuelles de mentorat à la faculté de médecine dentaire de l’Université du Manitoba.

Donner en retour à la profession

Sa décision de s’engager dans la médecine organisée a été influencée par « deux personnes sur qui j’ai toujours pu compter pour me conseiller », soit M. Ross McIntyre, alors directeur général de l’Association dentaire du Manitoba (ADM), et le Dr George Peacock, alors secrétaire-registraire du Collège des chirurgiens dentistes de la Saskatchewan et ami de la famille. « Quand M. McIntyre m’a demandé de m’engager la première fois, j’ai hésité », raconte-t-il. Mais inspiré par la sagesse de son père, il a fini par accepter. « Mon père était fermement d’avis qu’en m’investissant, je servirais les intérêts de la profession et le bien de la société. Cette décision m’a transformé. »

Depuis maintenant 26 ans, le Dr Doig donne en retour à la profession dentaire à l’échelle locale, provinciale et nationale. Il a commencé à œuvrer en médecine dentaire organisée à titre de président de la Société dentaire du Nord du Manitoba en 1985. En 1997, il a été élu au conseil d’administration de l’ADM, dont il a assumé la présidence en 2004 en plus de siéger à plusieurs de ses comités.

Il a fait son entrée sur la scène nationale de la médecine dentaire organisée au moment où il a été choisi pour représenter le Manitoba au Groupe de travail pour une adhésion équitable de l’ADC. En 2005, après l’expiration de son mandat à la présidence de l’ADM, le Dr Doig a été élu au conseil d’administration de l’ADC. Depuis, il a siégé à bon nombre de comités de l’ADC ou en a assumé la présidence, y compris le Groupe de travail sur l’avenir de l’enseignement dentaire, le Groupe de travail pour une profession forte, le Comité sur la défense des intérêts et le Comité de vérification. Sa participation au groupe de travail conjoint entre l’ADC et l’Association dentaire de l’Ontario, qui a joué un rôle clé dans la formulation du nouveau modèle d’adhésion de l’ADC, a été un haut fait de sa carrière.


Le Dr Doig et sa femme Terrie à la pittoresque Queen’s View surplombant le loch Tummel, lors d’un voyage en Écosse.

Établir le cadre d’une stratégie nationale sur la santé buccodentaire

À titre de président de l’ADC, le Dr Doig a comme principal objectif d’engager les efforts pour élaborer un cadre national détaillé sur la santé buccodentaire. Cette initiative est ambitieuse. Elle vise à assurer les soins dentaires nécessaires à tous les Canadiens, peu importe leur situation géographique ou leur statut socioéconomique. Pour  justifier que le temps est venu pour l’ADC d’établir le cadre d’une telle stratégie, le Dr Doig a rappelé les nombreux défis qui accablent la médecine dentaire : l’accès aux soins, les coûts inabordables des soins dentaires pour certains, la confiance décroissante du grand public à l’égard des dentistes, la corporatisation et le consumérisme en médecine dentaire ainsi que l’émergence de modèles de soins buccodentaires prodigués par des parties ayant des intérêts personnels.

Dans le cadre du plan stratégique visant l’élaboration de cette stratégie, il sera prioritaire d’accroître les actions de sensibilisation de l’ADC. « L’ADC doit cibler ses efforts dans deux domaines : le savoir et la sensibilisation. Je crois que l’ADC est très habile à obtenir de l’information, à l’analyser et à la diffuser, mais nous pouvons peut-être accroître et améliorer nos actions de sensibilisation, explique-t-il. Je pense que nous pouvons redoubler d’effort pour faire connaître l’ADC à titre d’expert digne de foi en santé buccodentaire auprès des stratèges politiques, des politiciens et du grand public. »

S’appuyer sur les relations de l’ADC est crucial pour mener à bien les plans du Dr Doig. « L’ADC a fait des avancées remarquables au niveau de la consolidation des relations avec les organismes de dentisterie organisée et d’autres groupes de professionnels de la santé, explique-t-il. Nous devons maintenant élargir ces relations afin de s’engager davantage auprès des dentistes canadiens à titre individuel, et d’accroître notre notoriété. »

Forger une nouvelle voie


Le Dr Doig s’adonnant à la voile, l’une des nombreuses activités physiques qu’il pratique, au large de Fort Lauderdale, en Floride.

Malgré un accident de vélo qui l’empêche temporairement d’exercer la médecine dentaire, le Dr Doig n’a aucunement l’intention de ralentir le pas durant sa présidence à l’ADC. Il été victime d’un accident avec délit de fuite l’été dernier pendant qu’il s’entraînait sur son vélo de route à Calgary. « Je me souviens d’avoir tourné sur le boulevard Country-Hills vers 15 h 30, puis… un travailleur m’a trouvé gisant sur la route. » Cet accident lui a causé un traumatisme crânien, dont il se remet graduellement, mais qui lui cause encore des ennuis de la vue, ce qui « n’est pas très bien pour exercer la médecine dentaire », concède-t-il. Malgré cette grave blessure et son incapacité à pratiquer comme il l’a fait depuis les trente dernières années, il demeure optimiste. « Cela me permet de consacrer davantage de temps à mes fonctions de président. »

Bien qu’il admette avoir peu de temps pour les loisirs, le Dr Doig aime bien aller au chalet familial avec sa femme Terrie, à qui il est marié depuis 30 ans, et ses trois enfants, Jennifer, Andrew et Lindsay.

Le Dr Doig s’intéresse depuis toujours au sport et s’efforce de s’entraîner avec le même enthousiasme et la même ferveur qu’il voue à la médecine dentaire. Depuis 44 ans, il évolue dans le domaine de la natation compétitive, d’abord à titre de compétiteur et maintenant d’entraîneur en chef de l’équipe de natation des Parkland Gators, formée en 1997. Il faut aussi de la voile, du ski nautique, des triathlons, des demi-marathons et a même fait un marathon.

Personne ne s’étonnera que, vu ses antécédents d’avide cycliste, nageur et coureur, le Dr Doig n’ait pas peur de la pente que devra gravir l’ADC ni de la distance qu’elle devra parcourir. Il est impatient de présider les destinées de l’association et de lui faire connaître une année productive. « J’espère que tant le personnel que les membres du conseil d’administration tireront plaisir à travailler avec moi cette année » conclut-il. L’année, une année qui s’inscrit dans la fière tradition de la famille Doig, s’annonce effectivement excellente.

Tricia Abe est rédactrice-réviseure pour le JADC.

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